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Tribune

La Blockchain est-elle réellement un gouffre énergétique ?

Sébastien Bourguignon lève le voile sur l'aspect énergivore de la Blockchain

Par Sébastien Bourguignon Principal & Lead Digital Influencer @sebbourguignon

11/06/2018
Concernant la blockchain, les observateurs finissent inlassablement par débattre de nombreux points qui sont, la plupart du temps, totalement faux ou en tout cas très partiaux et partiels dans leurs analyses. Et s’il y a bien un sujet qui fait débat depuis de nombreux mois, c’est l’aspect énergivore de la blockchain. Ainsi, nombreux sont les experts à argumenter sur les méfaits de la blockchain sur l’environnement, sur le fait qu’elle serait une véritable calamité énergétique pour notre planète. Mais alors qui a vraiment raison dans cette bataille qui oppose les pro et les anti blockchain sur sa consommation d’énergie ? Existe-t-il une seule vérité ?

Des faits avant toute chose

 

Parler de « la blockchain » en général est un abus de langage que tout le monde utilise, or il existe des dizaines de technologies différentes, chacune disposant de ses propres caractéristiques et fonctionnalités. Toutes les blockchains ne fonctionnent pas de la même manière. Le point dur, sur lequel s’achoppent les experts, concerne une des nombreuses fonctionnalités d’une blockchain, c’est son algorithme de consensus. Et l’algorithme qui induit le plus un problème de consommation d’énergie s’appelle le « proof-of-work ». Les deux blockchains les plus connues qui utilisent cet algorithme sont Bitcoin et Ethereum, respectivement numéro un et numéro deux mondial en matière de capitalisation.

 

Le consensus sur une blockchain est un mécanisme nécessaire à obtenir de la part des participants cas les données et transactions sont validées par l’ensemble des parties prenantes du réseau, on les appelle les mineurs. Leur rôle est essentiel pour le fonctionnement d’une technologie qui repose sur ce réseau, ils sont les gardiens du temple. Ils garantissent que toutes les transactions réalisées sur la blockchain sont valides, au sens qu’il n’y a pas une tentative de fraude. Cette opération de validation est réalisée de manière totalement distribuée, tous les mineurs la réalisent en même temps. Cependant seulement un seul des mineurs sera tiré au sort pour donner son analyse des transactions qu’il a validées. Lorsqu’il gagne ce droit de s’exprimer pour l’ensemble du réseau, il est rémunéré en contrepartie par la création d’un certain nombre d’unité de cryptomonnaies de la blockchain.

 

Le mécanisme de consensus est donc totalement aléatoire pour garantir que ce ne soit jamais le même mineur qui fournisse le résultat de son analyse, et ainsi éviter qu’il puisse facilement introduire des transactions frauduleuses. Pour gagner ce droit, le mineur doit résoudre une équation cryptographique complexe qui demande beaucoup de puissance de calcul pour être résolue, ce qui lui permettra de prouver le travail mis en œuvre pour y arriver. Mais cette puissance de calcul a un coût en matériel, il s’agit de machines très spécialisées qui permettent de réaliser ce calcul, et elles nécessitent de consommer de l’électricité pour chaque mineur. Donc, plus il y a de mineurs sur le réseau et plus la consommation d’énergie est importante, mais cela n’a aucun lien avec le nombre de transactions à réaliser.

 

Si on prend Bitcoin qui est la blockchain la plus critiquée pour sa consommation d’énergie, elle utilise :

 

Comparons ce qui est comparable

 

Avant toute chose, les chiffres relevés ici et là diffèrent significativement d’une étude à une autre. Par ailleurs, les rares études récentes sont largement discutées et remises en cause sur les hypothèses utilisées pour les réaliser. Pour le moment, aucune étude scientifique sérieuse n’a été réalisée pour évaluer précisément la consommation électrique nécessaire à la sécurisation de Bitcoin.

 

 

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